Un Centre Socioculturel Kézako?

La circulaire C.N.A.F relative à l’animation de la vie sociale

 Les Centres Sociaux et Socioculturels sont des structures agréées par la Caisse Nationale d’Allocation Familiale (C.N.A.F) en fonction de critères définis dans une Circulaire datant de juin 2012.

Cette circulaire établit notamment que :
Les structures de l’animation de la vie sociale poursuivent des finalités identiques et partagent des valeurs et principes d’action communs […]
Chaque structure de l’animation de la vie sociale, quelle que soit leur importance ou les particularités de leur territoire d’implantation, poursuivent trois finalités de façon concomitante:
• l’inclusion sociale et la socialisation des personnes ;
• le développement des liens sociaux et la cohésion sociale sur le territoire ;
• la prise de responsabilité des usagers et le développement de la citoyenneté de proximité
Ces trois finalités communes à l’ensemble des structures de l’animation de la vie sociale visent à répondre aux besoins sociaux fondamentaux ; elles se réfèrent aux dimensions individuelle, collective et sociale de tout être humain.
Ensuite cette circulaires s’intéressent aux valeurs qui traversent les Centres Sociaux:
Les valeurs et principes de la République française s’appliquent tout naturellement aux structures de l’animation de la vie sociale. En raison des finalités poursuivies, il en découle des principes qu’il est opportun de rappeler pour faciliter leur appropriation par l’ensemble des acteurs, professionnels, bénévoles, usagers et partenaires :
• Le respect de la dignité humaine ;
• La laïcité, la neutralité et la mixité ;
• La solidarité ;
• La participation et le partenariat.
Pour un secteur d’intervention qui a pour objectif transversal le « vivre ensemble », il s’agit de points de repère qui renvoient à une éthique à partager avec toutes les parties prenantes.
Ensuite la circulaire réaffirme les missions générales des structures de l’animation de la vie sociale et en fait:
Un lieu de proximité à vocation globale, familiale et intergénérationnelle, qui accueille toute la population en veillant à la mixité sociale. Il est ouvert à l’ensemble de la population à qui il offre un accueil, des activités et des services ; par là même il est en capacité de déceler les besoins et les attentes des usagers et des habitants. C’est un lieu de rencontre et d’échange entre les générations, il favorise le développement des liens familiaux et sociaux.
Un lieu d’animation de la vie sociale permettant aux habitants d’exprimer, de concevoir et de réaliser leurs projets : il prend en compte l’expression des demandes et des initiatives des usagers et des habitants, et favorise la vie sociale et la vie associative. Il propose des activités ou des services à finalité sociale, éducative, culturelle ou de loisirs, ainsi que des actions spécifiques pour répondre aux problématiques sociales du territoire. Il favorise le développement des initiatives des usagers en mettant des moyens humains et logistiques à leur disposition.

Questions/réponses sur les Centres Sociaux

Qui vient dans un centre social et socioculturel ?

Tout le monde. Sans distinction d’âge, d’appartenance ethnique, religieuse ou culturelle, ni de situation sociale. Cependant, certains centres, selon leur implantation, sont parfois amenés à considérer certains groupes comme prioritaires, parce que plus fragiles, plus démunis, plus menacés : familles monoparentales, personnes âgées, adolescents ou jeunes en difficulté, chômeurs, immigrés. Mais les centres sociaux refusent fortement de devenir des ghettos pour publics en difficulté. On y parle d’abord épanouissement, promotion, citoyenneté. Les portes du centre social sont si souvent ouvertes et pour des causes si diverses (culturelles, ludiques…) que les personnes se sentent préservées dans leur dignité.

Que trouve-t-on dans un centre social et socioculturel ?

De tout. Et cela dépend surtout des caractéristiques de son territoire et des aspirations et initiatives des habitants. Depuis le groupe de scrabble, jusqu’à l’atelier d’insertion qui a généré plusieurs emplois, en passant par les femmes-relais, l’atelier théâtre ou vidéo, l’alphabétisation, les cours de cuisine, l’accès au multimédia, le centre de loisirs sans hébergement, le foyer des jeunes, un atelier de création-couture, un service de proximité, une halte-garderie, la rédaction du journal du quartier, etc.

Ouvert à toute attente et à toute proposition des habitants, le Centre social répond en priorité aux nécessités de la vie quotidienne qui peuvent être prises en charge dans le cadre du voisinage. Il est un des lieux traditionnels d’intervention des travailleurs sociaux. Dans son champ d’action, on trouve aussi les loisirs, le développement culturel, car ces activités correspondent à des besoins d’épanouissement personnel et dont l’accès doit être permis à tous, quelque soit ses moyens.

Comment fonctionne un centre social ?

Un centre social, c’est une équipe, composée de bénévoles et de professionnels salariés, qui le fait tourner. Cette coopération bénévoles – salariés est au cœur même du projet. Ses bénévoles sont des habitants du quartier, venant au centre social et devenus acteurs de son fonctionnement et/ou de sa gestion. Chaque centre social associatif est géré par un conseil d’administration dont la majorité des membres sont des habitants du quartier. Pour qu’il y ait centre social, il est donc indispensable que les habitants soient plus que de simples clients de services ou d’activités conçus, décidés, animés ou gérés par d’autres. Par ailleurs, chaque centre social fonctionne sur un principe dit « d’animation globale ». C’est l’animation globale qui donne à la polyvalence du centre tout son sens, sa vraie dimension. Elle se caractérise par la prise en compte de l’ensemble de la problématique sociale locale. Grâce à elle, le centre social est beaucoup plus qu’une simple juxtaposition de services, d’activités, d’actions. Plus qu’un fil conducteur, cette animation globale garantit le projet de développement et la démarche participative.

Qui finance un centre social et comment ?

La question des ressources et des moyens financiers se réfère à l’identité du projet des centres sociaux et socioculturels qui se veulent des acteurs à part entière du développement social, et non pas de simples opérateurs des politiques publiques. Le financement des centres provient de fonds publics mais aussi de la participation financière des adhérents et de certaines prestations payantes.

Les principaux financeurs sont:

– Les Caisses d’Allocations Familiales, qui accordent un agrément ouvrant droit à une prestation de service de la CNAF,

– Les Communes, Communautés de communes, Communautés d’agglomération,

– Les Conseils Généraux,

– Les Conseils Régionaux,

– Etc.,

Qui gère un centre social ?

C’est la plupart du temps une association loi 1901. Plus de 70 % des centres sociaux agréés sont actuellement en gestion associative. Les CAF, la MSA, des municipalités ou CCAS, des promoteurs sociaux peuvent aussi gérer des centres sociaux, soit en gestion directe, soit en co-gestion.

 

 

Et pour tout comprendre en 3 minutes une vidéo:

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